Des vies de Frère

F. Jean-Paul Aleth

Frère Jean-Paul Aleth assure, au sein de la communauté d’animation et de gouvernement du district de France (la province chez les Frères), une responsabilité de Visiteur Adjoint. C'est-à-dire de supérieur provincial, secondant le Visiteur-provincial de France. Il est chargé, pour la Délégation de Lille-Paris, de l’accompagnement de communautés de Frères et de quelques établissements scolaires. Ancien élève d’Igny et des Francs-Bourgeois, l’itinéraire de Frère Jean-Paul s’est enrichi d’une expérience de l’enseignement du Français en région parisienne et d’une présence au sein de l’animation pastorale du réseau.

Une communauté d’accueil à Saugues

Saugues, bourgade de Haute-Loire, située sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle, à quelques kilomètres du Puy-en-Velay, possède en sa collégiale, les reliques vénérées du saint Frère Bénilde ainsi que le souvenir de saint Noël Chabanel, (Jésuite) mort martyr au Canada. Le pays permet également de découvrir de merveilleux paysages ainsi qu’un patrimoine artistique multiple et riche.

On aime se rencontrer et partager à la fin de la célébration

Depuis 2007, une communauté de Frères et quelques Laïcs lasalliens s’installent à Saugues pour l’été. Les Frères viennent de différentes communautés de France et de Suisse : c’est un moment de retrouvailles, de détente et de convivialité. Cette communauté assure : une présence et un accueil au Diorama, suite de tableaux son et lumière représentant la vie de saint Bénilde, un accueil de visiteurs à l’église où une exposition permet de situer la vie du saint Frère dans la continuité de la pédagogie de son fondateur saint Jean-Baptiste de la Salle, une participation à la vie locale, plus particulièrement dans le domaine culturel.

Par-dessus tout, cette communauté d’été se veut accueillante, présence priante et fraternelle auprès de tous ceux qu’elle rencontre : touristes, marcheurs ou pèlerins de Saint Jacques... Ils sont nombreux en ces mois d’été.

Elle prépare aussi, en lien avec la paroisse et les membres de la société des « Pénitents Blancs » (autre originalité du pays) la fête de saint Bénilde. Cette année, elle s’est déroulée les 8 et 9 août et les célébrations religieuses ont été présidées par Monseigneur Lebrun, Évêque de Saint-Étienne.

/// Cliquez-sur les vignettes pour découvrir les photographies. ///

L’assemblée pendant la célébration du dimanche matin ; il y a aussi du monde dehors… Mgr Lebrun, évêque de Saint-Étienne, préside l’eucharistie Les « Pénitents blancs » portent la châsse de Saint Bénilde pour la procession aux flambeaux La procession aux flambeaux dans les rues de Saugues L’exposition sur saint Bénilde dans l’église Dans le hall d’accueil du diorama : l’exposition sur saint Bénilde et le réseau lasallien





Frère Roger :

« J’apprécie particulièrement les rencontres riches, parfois surprenantes, avec les pèlerins de différents pays qui, en visitant l’église, prennent le temps de la prière et de l’échange, même si souvent la barrière de la langue se fait sentir. Ma prière en est enrichie et plus ouverte à l’inattendu de Dieu dans la vie du « frère » rencontré… J’apprécie également l’accueil des Saugains qui se montrent sensibles à notre présence. Nous sommes pour eux, le signe de l’été. Je suis toujours admiratif de la profondeur de leur foi en saint Bénilde, de leur attachement à une tradition originale qui se veut toujours vivante. »

Frère François, depuis plusieurs années accueillant au diorama…

« Le départ des Frères de Saugues, en 2007, a attristé profondément ses habitants. "Comment peut-on laisser le saint Frère Bénidle tout seul ?" disaient-ils. C’est pourquoi une communauté temporaire se constitue chaque été : j’en fais partie. Le diorama dont je m’occupe attire, outre les Saugains, des vacanciers et cette année un grand nombre de pèlerins en chemin vers Saint Jacques de Compostelle.
Ce qui me touche particulièrement, c’est la confiance en saint Bénilde qu’expriment des visiteurs. Le contact avec des gens en recherche de sens exige une écoute sans préjugés, avec des gens éprouvés, de la compassion ; et il faut parfois un brin d’humour pour débloquer un visage renfrogné ou timide. »

Frère Jean-Louis :

« Parmi les personnes rencontrées à l’église, les intérêts sont variés. Certaines n’ont jamais entendu parler du Frère Bénilde et sont touchées de rencontrer un saint du "terrible quotidien" ; les enseignants, du public comme du privé, sont plus attentifs à l’aspect pédagogique et se reconnaissent dans les difficultés qu’a rencontrées le Frère Bénilde ; la présentation des "douze vertus d’un bon maître" les interpelle ; un couple d’enseignants alsaciens a dit, que, comme le Frère. Bénilde, ils avaient, eux aussi, enseigné le catéchisme à l’école publique, en application du concordat ; plus inattendu, un musulman tunisien, enseignant lui aussi, a demandé une copie de la formule des vÅ“ux, trouvant ce texte très beau ; et du même coup, un de ses compagnons de route l’a demandée aussi. D’autres personnes, par contre, fréquentent le Frère Bénilde de longue date et m’apprennent à mieux le connaître : ainsi cette mère de famille, restée un bon moment à l’église et me disant qu’elle le priait depuis plus de vingt ans, lui confiant toutes les difficultés de sa vie familiale, et voyant avec reconnaissance que ses enfants, jeunes adultes, menaient eux aussi leur vie dans la droiture et la fidélité. »

Si vous passez en Haute-Loire, nous espérons votre visite ! À bientôt…

Frères Roger, François, Jean-Louis

Postulant, un job à plein temps !

Frère Jean-Paul Aleth - Des vies de frères - le blog des freres des ecoles chrétiennes

Christophe et Fabrice achèvent leur année de postulat à Quimper en Bretagne et à Stains en banlieue parisienne ... Ces deux hommes encore jeunes ont en commun la passion d'enseigner, le premier en lycée professionnel, le second en école. Leur route a croisé celle des Frères et des lasalliens dans l'exercice de leur métier, ou à l'occasion de rassemblement de jeunes, de séjours missionnaires en Afrique.Mais ils ont notamment reconnu en Saint Jean-Baptiste de La Salle un itinéraire d'éducateur qui pouvait donner sens à leur métier par une consécration totale de leur vie au service des enfants et des jeunes.

Ces derniers mois, en partageant le quotidien et les engagements d'une communauté de frères, ils ont mûri leur décision d'entrer au noviciat à la prochaine rentrée scolaire !

Nous sommes deux postulants en France, c'est-à-dire deux hommes qui nous posons la question de devenir frère. Cette étape que l’on appelle postulat, dure un an ou plus et consiste à vivre en communauté, de goûter à la vie des frères et de nourrir cet appel à une vocation avec ce que l’on nous donne à voir et surtout à vivre.

Les postulants avec Frères Georges et André Jacq

Fabrice Renaut est à Stains (93), une communauté reliée au groupe scolaire La Salle - Saint Rosaire sur Sarcelles, et son annexe, l’école-collège Oscar Roméro sur Garges-lès-Gonesse (95). C’est dans ce dernier qu’il anime un groupe de parole, entre autres activités.

Pour ma part, j’ai continué ce que je faisais avant de rejoindre la communauté du Likès : enseigner l’électricité en lycée professionnel.

En juin 2009, la couleur avait été annoncée par notre frère directeur de postulat, André Jacq : nous allions devoir travailler ! Nous étions 5 à Angers ce week-end là : Fabrice et son frère référent, Georges Métayer, André Jacq, moi-même (Christophe Jollivet) et mon frère référent Jacques-Vincent Le Dréau. En septembre, un premier week-end de travail a porté sur la manière de chercher la volonté de Dieu dans nos vies. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés durant plusieurs week-ends, à Quimper, Angers, Stains, Reims, Teloché, mais aussi au carmel de Domont le temps d’une retraite, abordant des thèmes différents de nature à éclairer notre lanterne : suivre le Christ à la manière de Saint Jean-Baptiste de La Salle, la fraternité, la vie de prière, les vœux de 1691, la vie consacrée. A cela il faut ajouter pour Fabrice la participation au module 3 de la SIEL à Rome sur la prière lasallienne et pour moi le premier module sur une relecture de l’histoire de l’institut depuis les origines jusqu’à nos jours. Toutes ces réunions et ces travaux enrichissants auraient été insuffisants sans cette vie communautaire que l’un et l’autre avons pu vivre dans toutes ses dimensions : la prière et les partages autour de la foi, le service aux autres, à nos frères, dans le cadre d’une mission éducative, la vie de fraternité qui nous a permis d’en apprécier à la fois ses bonheurs quotidiens mais aussi ses fondements indispensables.

Les postants des Frères des Ecoles Chrétiennes

Nous avons décidé de continuer ! Nous partons pour le noviciat à Madrid le lundi 26 juillet, nous rejoignons ainsi 3 autres postulants espagnols et un postulant italien. Nous continuons aussi notre œuvre de discernement, à la suite de Saint Jean-Baptiste de La Salle, dans le monde d’aujourd’hui, prêts à rejoindre les frères qui constituent ce bel institut, les frères retraités de Teloché, les frères actifs de Reims comme ceux de la rue de Sèvres, les frères colombiens et ceux d’Australie rencontrés à Rome. Grand merci à tous, les frères mais aussi les nombreux laïcs qui nous ont accompagnés. A bientôt pour des nouvelles de Madrid !

Texte écrit à 4 mains par Christophe Jollivet pour le texte et Fabrice Renaut pour la musique !

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