Saugues, bourgade de Haute-Loire, située sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle, à quelques kilomètres du Puy-en-Velay, possède en sa collégiale, les reliques vénérées du saint Frère Bénilde ainsi que le souvenir de saint Noël Chabanel, (Jésuite) mort martyr au Canada. Le pays permet également de découvrir de merveilleux paysages ainsi qu’un patrimoine artistique multiple et riche.

On aime se rencontrer et partager à la fin de la célébration

Depuis 2007, une communauté de Frères et quelques Laïcs lasalliens s’installent à Saugues pour l’été. Les Frères viennent de différentes communautés de France et de Suisse : c’est un moment de retrouvailles, de détente et de convivialité. Cette communauté assure : une présence et un accueil au Diorama, suite de tableaux son et lumière représentant la vie de saint Bénilde, un accueil de visiteurs à l’église où une exposition permet de situer la vie du saint Frère dans la continuité de la pédagogie de son fondateur saint Jean-Baptiste de la Salle, une participation à la vie locale, plus particulièrement dans le domaine culturel.

Par-dessus tout, cette communauté d’été se veut accueillante, présence priante et fraternelle auprès de tous ceux qu’elle rencontre : touristes, marcheurs ou pèlerins de Saint Jacques... Ils sont nombreux en ces mois d’été.

Elle prépare aussi, en lien avec la paroisse et les membres de la société des « Pénitents Blancs » (autre originalité du pays) la fête de saint Bénilde. Cette année, elle s’est déroulée les 8 et 9 août et les célébrations religieuses ont été présidées par Monseigneur Lebrun, Évêque de Saint-Étienne.

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L’assemblée pendant la célébration du dimanche matin ; il y a aussi du monde dehors… Mgr Lebrun, évêque de Saint-Étienne, préside l’eucharistie Les « Pénitents blancs » portent la châsse de Saint Bénilde pour la procession aux flambeaux La procession aux flambeaux dans les rues de Saugues L’exposition sur saint Bénilde dans l’église Dans le hall d’accueil du diorama : l’exposition sur saint Bénilde et le réseau lasallien





Frère Roger :

« J’apprécie particulièrement les rencontres riches, parfois surprenantes, avec les pèlerins de différents pays qui, en visitant l’église, prennent le temps de la prière et de l’échange, même si souvent la barrière de la langue se fait sentir. Ma prière en est enrichie et plus ouverte à l’inattendu de Dieu dans la vie du « frère » rencontré… J’apprécie également l’accueil des Saugains qui se montrent sensibles à notre présence. Nous sommes pour eux, le signe de l’été. Je suis toujours admiratif de la profondeur de leur foi en saint Bénilde, de leur attachement à une tradition originale qui se veut toujours vivante. »

Frère François, depuis plusieurs années accueillant au diorama…

« Le départ des Frères de Saugues, en 2007, a attristé profondément ses habitants. "Comment peut-on laisser le saint Frère Bénidle tout seul ?" disaient-ils. C’est pourquoi une communauté temporaire se constitue chaque été : j’en fais partie. Le diorama dont je m’occupe attire, outre les Saugains, des vacanciers et cette année un grand nombre de pèlerins en chemin vers Saint Jacques de Compostelle.
Ce qui me touche particulièrement, c’est la confiance en saint Bénilde qu’expriment des visiteurs. Le contact avec des gens en recherche de sens exige une écoute sans préjugés, avec des gens éprouvés, de la compassion ; et il faut parfois un brin d’humour pour débloquer un visage renfrogné ou timide. »

Frère Jean-Louis :

« Parmi les personnes rencontrées à l’église, les intérêts sont variés. Certaines n’ont jamais entendu parler du Frère Bénilde et sont touchées de rencontrer un saint du "terrible quotidien" ; les enseignants, du public comme du privé, sont plus attentifs à l’aspect pédagogique et se reconnaissent dans les difficultés qu’a rencontrées le Frère Bénilde ; la présentation des "douze vertus d’un bon maître" les interpelle ; un couple d’enseignants alsaciens a dit, que, comme le Frère. Bénilde, ils avaient, eux aussi, enseigné le catéchisme à l’école publique, en application du concordat ; plus inattendu, un musulman tunisien, enseignant lui aussi, a demandé une copie de la formule des vœux, trouvant ce texte très beau ; et du même coup, un de ses compagnons de route l’a demandée aussi. D’autres personnes, par contre, fréquentent le Frère Bénilde de longue date et m’apprennent à mieux le connaître : ainsi cette mère de famille, restée un bon moment à l’église et me disant qu’elle le priait depuis plus de vingt ans, lui confiant toutes les difficultés de sa vie familiale, et voyant avec reconnaissance que ses enfants, jeunes adultes, menaient eux aussi leur vie dans la droiture et la fidélité. »

Si vous passez en Haute-Loire, nous espérons votre visite ! À bientôt…

Frères Roger, François, Jean-Louis