Fascinant, ce succès de Facebook et des autres réseaux sociaux virtuels qui envahissent nos écrans d’ordinateur et accaparent pas mal de notre temps ! Impressionnant, le nombre d’amis qu’ont tous ces ados… Impressionnant… et étonnant ! Car, au début de l’année, combien de parents ont fait pression pour que leur enfant soit dans la même classe que leur copain, « l’unique, le seul qu’il a au collège » !… Les "amis Facebook" ne seraient-ils que des amis virtuels ? Moi qui essayais d’en avoir le maximum, quelle désillusion !...
Sur la cour, c’est la même chose : combien de bagarres, combien de brimades… « pour s’amuser » ?
« - Mais, Frère, c’est pour rigoler, car c’est mon meilleur ami !...
- Oui… sauf qu’il est en train de pleurer, ton "meilleur ami", et que tu lui as fait mal !... »
Difficile d’expliquer aux jeunes ce qu’est l’amitié, la vraie. Celle qui fait grandir l’autre. Celle qui amène à la fraternité et peut faire tomber des murs. Difficile, et pourtant indispensable…
Pour preuve, "D’une seule voix", ce film bouleversant qui vient de sortir sur les écrans français.
Il s’agit d’un documentaire retraçant la tournée française de musiciens israéliens et palestiniens qu’un homme – un peu fou – décida de réunir, il y a 3 ou 4 ans. Ils ne s’étaient jamais parlé. Ils ne se connaissaient pas. Ils avaient peur les uns des autres. Et pourtant… Et pourtant, ils ont réussi à vivre plusieurs mois ensemble et à monter sur la même scène !
Bien sûr, cela n’a pas empêché que l’on divise Jérusalem en deux et cela n’a pas stoppé les attentats qui mutilent chaque jour davantage le Proche-Orient. Mais, comme l’explique François-Hugues de Vaumas, producteur du film : « Depuis 60 ans, la politique échoue à régler ce conflit. Même si cela doit prendre du temps, c’est donc en changeant les cœurs des hommes, les uns après les autres, que nous changerons le cours de l’Histoire ».
Ca y est… je crois que j’ai trouvé comment expliquer à mes élèves ce qu’est la fraternité…

Puis, il y eut le « dimanche autrement ». Beau moment de partage, autour de l’eucharistie, bien sûr, mais aussi d’ateliers de réflexion – pour les petits comme pour les grands –, tout cela dans une grande convivialité.
