Des vies de Frre

F. Jacques-Vincent Le Dréau

Frère Jacques-Vincent Le Dréau est en communauté à Quimper, au sein du Likès, établissement scolaire lasallien de 3000 élèves. Il y assure la responsabilité de l’internat qui accueille 350 jeunes, garçons et filles. Il encadre et anime ainsi une équipe de 15 surveillants, parmi lesquels plusieurs grands élèves, et étudiants.

Frère Jacques-Vincent a exercé sa mission comme cadre éducatif ou en pastorale et, partout, a pu mettre en œuvre ses qualités relationnelles et d’animation. De ce parcours, il retient particulièrement 4 années à St Marc d’Alexandrie, en Egypte. Il accompagne, toujours, des jeunes de son lycée pour des actions en Afrique dans le cadre du SEMIL. Responsable de sa communauté, il est aussi acteur au niveau de son diocèse.

Nous sommes des gens de passage

Vignes, vers une nouvelle mission, Frère Jacques-Vincent le Dréau- des vies de Frère, le blog des frères des écoles chrétiennes

Frère Jacques Vincent le Dréau  - des vies de Frère, le blog des frères des écoles chrétiennes"Yahvé dit à Abraham : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. »" Gn 12, 1

Après avoir passé six années au "Likès", comme responsable de l’internat, je prends ma retraite et il m’est demandé de quitter Quimper pour me rendre dans une communauté à Paris dans le XIIIème. Pourquoi partir en août 2012 ? On pouvait se poser la même question en août 2006 quand je quittais Lyon, en août 2001 en quittant Reims, où en août 1993 à mon départ d’Alexandrie… alors que dans ces différents lieux, je m’y sentais bien et que j’y prenais vraiment racines.  

Je pense que ces départs sont propres à la vie religieuse que nous avons choisie à la suite de l’appel du Christ, pour être dans le monde, Frère de nos Frères et grand Frère des jeunes vers qui nous sommes envoyés. Mon départ n’est pas une fuite, un refus de responsabilités, un caprice ; comme religieux nous sommes des gens de passage, nous savons que l’on ne s’installera pas, mais qu’il nous faudra donner le maximum et qu’un jour, il nous sera demandé d’aller plus loin pour une autre mission. Oui, nous sommes réellement Fils d’Abraham, et comme lui, il nous faut partir vers le pays qui nous est indiqué.  

Je quitte Quimper, la mer, la plage, le bateau, la planche à voile… pour Paris, on pourrait penser que le contraire aurait été plus approprié… Ma future mission, un service pour la congrégation, la préparation des JMJ de Rio au Brésil, de la pastorale, de l’écoute et je pense continuer un travail, déjà commencé, en sciences de l’éducation vers un doctorat. La liste n’est pas close et il faut s’attendre à d’autres propositions.  

Durant ces années j’ai été très heureux avec les jeunes de l’internat, les jeunes du collège rencontrés en catéchèse et avec les adultes de l’établissement.  

J’ai eu l’occasion de rencontrer des jeunes pour qui la foi fait partie de la vie. J’ai aussi échangé avec des jeunes qui se posent des questions sur la foi et d’autre se disant athées. La rencontre avec tous ces jeunes a toujours été très riche, respectueuse, et en toute vérité. N’ayons pas peur de la rencontre et de l’échange avec ces jeunes, nous sommes là pour eux, ce sont eux qui justifient notre présence dans cet établissement, de plus, dans l’ensemble ils sont supers !  

Après six années bien remplies, je partirai avec de bons souvenirs, car j’ai vécu des moments forts avec les jeunes et les adultes, tant sur le plan spirituel, que humain et amical. Je ne peux tourner la page froidement. Demain je serai à Paris pour X année(s) avant de continuer ma route vers le pays que l’on me montrera, pour une autre mission, à la suite d’Abraham, à la suite du Christ. Croyez que je ne vous oublierai pas et que vous aurez une place dans mes pensées et ma prière.  

 MERCI.

L'oraison, une rencontre intime avec Dieu

Oratoire, des vies de Frère, le blog des Frères des Écoles Chrétiennes

Frère Jacques Vincent le Dréau  - des vies de Frère, le blog des frères des écoles chrétiennesNous lisons dans notre Règle au N° 69 : « Les Frères doivent beaucoup aimer l'oraison et ils doivent la regarder "comme le premier et principal de leurs exercices journaliers.... " »

Jeune Frère, j'ai eu la chance de faire l'école de prière de Troussures, animée par le Père Caffarel et son équipe. Là, avec un groupe de 30 personnes, pour la plupart de laïcs, nous avons été initiés, à ce temps de rencontre intime avec Dieu : l'oraison.

Aujourd'hui encore je vis de ce temps de Troussures et cela m'a beaucoup aidé, et m'aide encore, dans ma vie d'oraison. C'est vrai ce n'est pas facile de prier. Il y a toujours quelque chose d'important à faire, et pourtant...

Une chose simple. Prendre ce temps dès le matin, dès le premier moment de liberté que l'on a. Personnellement couché tard, en raison de contraintes professionnelles, je rejoins les Frères pour la prière de laudes, mais dès le premier temps libre de la journée, je prends du temps pour cette rencontre intime avec le Seigneur.

Un lieu. Il te faut trouver un lieu où tu te sens bien, lieu de silence, de pénombre, où l'on n'est pas dérangé. L'oratoire de la communauté, ta chambre, la chapelle de l'établissement... Je me suis vu parfois traverser la rue pour me trouver dans une chapelle d'une autre congrégation...

Le temps. Ayant parfois choses "urgentes" à faire, je constate que le temps d'oraison ne me pénalise pas et que le travail n'en souffre pas. J'arrive à tout faire.

La Paix. L'oraison est source de paix, pour toi et pour ceux qui t'entourent.

La joie. Se reconnaître vraiment fils de Dieu, et de Dieu qui nous aime.

Actuellement on parle beaucoup de panneaux solaires, grâce à quoi l'on peut faire plein de choses, avoir de l'électricité, faire marcher un moteur... L'oraison est un peu la même chose, mais notre soleil est autre...

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