
Le mois d’août a basculé vers la fin des vacances. L’été a déjà un air d’album souvenir. Je me remémore quelques rencontres marquantes.
Une fête de famille dans les alpages
Maroussia, ma nièce et filleule, et Arnulfo son mari fêtent leurs noces de bois (5 ans de mariage) dans le cadre champêtre d’un chalet d’alpage, au cœur de la chaîne des Aravis. Je réponds à leur invitation en ce début d’été. Excellente occasion d’entretenir et d’élargir les liens avec la famille en particulier au niveau des jeunes générations. Avec Diego (4 ans) et Luis (2 ans), me voilà engagé dans une longue chevauchée pour aller délivrer une belle princesse prisonnière dans le château d’un méchant seigneur. Il y a aussi une sympathique tradition mexicaine qui fait rassembler tous les invités autour de la « piñata » garnie de bonbons et suspendue en l’air. Les enfants et les ados, à tour de rôle, des plus petits aux plus grands, essaient de briser sa carapace de carton et de papier en la frappant à l’aide d’un bâton, pour en récolter le contenu.
Des rencontres fraternelles
Elle était prévue de longue date, cette journée. Les Frères d’Argonay, accompagnés de l’aumônier et de quelques membres du personnel se déplacent à Caluire. Quand deux communautés de maison de retraite se rencontrent, des souvenirs communs sont réveillés, les langues se délient, les visages s’animent. Bonne occasion pour évoquer les années de jeunesse, les formateurs d’alors, les bonnes histoires qu’on ressort pour le plus grand plaisir. Les conversations convoquent aussi volontiers des anciens élèves, les meilleurs comme ceux qui donnaient du fil à retordre.
Accompagner un frère jusqu’à la fin de sa vie
Le 3 août, notre communauté a célébré les funérailles du Frère André Tribollet. Depuis un an, il était pensionnaire d’une maison de retraite voisine. Il avait pu y trouver de nouveaux repères et nos visites régulières entretenaient les liens fraternels tissés au long de sa vie laborieuse dans les écoles et les communautés de Lyon et de Saint Etienne. L’ayant veillé avec un confrère, au cours de ses dernières heures, j’ai vécu un moment de totale impuissance devant une vie qui s’en va et en même temps le désir profond d’en recueillir le meilleur comme le germe du grain jeté en terre.
A la rencontre des Saugains
Pour terminer, j’évoquerai mon séjour à Saugues à l’occasion des fêtes de saint Bénilde. Ce fut à la fois une formidable expérience communautaire et un carrefour de rencontres marquantes. Je suis chaque année surpris, étonné par la foi solide des Saugains et leur grande confiance au Frère Bénilde. Il est le témoin de leurs succès comme de leurs épreuves et ils appellent son intercession comme celle d’un grand frère. Ils ne sont d’ailleurs pas exempts d’épreuves, comme tout un chacun. Mais en les fréquentant on découvre une certaine qualité de vie à travers une écorce parfois rugueuse. C’est aussi ce qui ressort de l’exposition de portraits de Saugains réalisée par une artiste-peintre installée dans la région.









